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Le Cabaret le Carrousel est situé
rue RAMBUTEAU à MACON (71)


Mais qui est donc RAMBUTEAU ?
Un peu d’histoire.

Claude-Philibert Barthelot, Comte de Rambuteau, né à Mâcon (Saône-et-Loire) le 09 novembre 1781, mort à Charnay-Lès-Mâcon (Saône-et-Loire), le 11 avril 1869, est un haut fonctionnaire de la première moitié du XIXe siècle. Il a été conseiller d'État, pair de France et surtout préfet de la Seine de 1833 à 1848. C'est à ce titre qu'il a mis en place les premiers éléments de la transformation de Paris qu'allait achever le préfet Haussmann sous le Second Empire.
Carrière
Rambuteau est tout d’abord administrateur du 1er Empire.
Nommé chambellan de Napoléon Ier en 1809, comte d'Empire en 1810, préfet du Simplon en 1813 et de la Loire en 1814, Rambuteau doit beaucoup à l’Empire.
Sous les Cent-Jours, il est au service de l'Empereur et, après Waterloo, destitué par la seconde Restauration, il se retire en Bourgogne pendant 12 ans.
En 1827, il est élu, en Saône-et-Loire, député de l'opposition libérale (contre les Ultra-royalistes favorables à Charles X), et réélu en juin 1830.
La Monarchie de juillet lui permet de déployer ses talents ; en 1833, Louis-Philippe le nomme préfet de la Seine.
Préfet de la Seine
Dans se première adresse à Louis-Philippe, le préfet Rambuteau déclare : «Dans la mission que Votre Majesté m'a confiée, je n'oublierai jamais que mon premier devoir est de donner aux parisiens de l'eau, de l'air et de l'ombre »
Son mandat est marqué par la mise en œuvre des théories hygiénistes.
Un an avant sa nomination, en 1832, une épidémie de choléra a ravagé Paris.
Rambuteau estime que les rues étroites, tortueuses et insalubres du centre de Paris favorisent le développement de la maladie. Il lance le percement d'une voie de 13 mètres de largeur, ce qui constitue une nouveauté dans le centre de la capitale : la rue Rambuteau, qui recevra le nom du préfet dès 1839.
Sous son mandat, l'Arc de Triomphe est terminé et le projet de la grande avenue des Champs-Élysées voit le jour.
Le château de Rambuteau est situé sur le territoire de la Commune d'Ozolles, en Saône-et-Loire
En 1777, Courtépée écrivait : «Le château est environné dans l'espace d'une lieue de 18 domaines neufs, bien bâtis en pierres, couverts de tuiles, dont la porte principale regarde la maison seigneuriale. Il y en a 32 pareils avec leurs aisances dans l'espace de trois lieues à la ronde qui forme l'étendue de la terre de Rambuteau. »
De l'édifice du XVIe siècle, il ne subsiste qu'une tour et une chapelle.
Au XVIIIe siècle, la construction était composée d'un corps de logis rectangulaire, flanqué à ses extrémités de deux pavillons du côté de l'entrée et de deux tours circulaires de côté du parc. L'intérieur comprend une suite de pièces de style néo-Louis XVI.
À l'est, s'étend un grand parc paysager agrémenté d'une allée d'eau. Il intègre l'ancienne chapelle redécorée au XIXe siècle.
Le château est une propriété privée et ne se visite pas.
Le 22 février 2000 sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, le parc, le jardin régulier, le potager, les deux demi-lunes d'entrée (sol, murs, statues, portail et clôtures), incluant les deux étangs de la Glacière et l'étang neuf, le canal et, en totalité, l'orangerie-serre, la glacière, les ruines de la tour.
Le 21 février 2002 sont classés Monuments Historiques, le château, les dépendances, y compris le bûcher, la chapelle, les façades et toitures de la ferme.
Historique
XVIe siècle : la famille Rambuteau se fixe en ces lieux
1537 : Claude Barthelot de Rambuteau est procureur du roi à Bois-Sainte-Marie ; ses descendants ont fourni des lieutenants du roi à Mâcon, des conseillers au Parlement de Bourgogne, des officiers aux armées de France.
1603 : le fief de Rambuteau est constitué d'une maison fermée de murailles, fossoyée en quelques endroits, autour de laquelle sont cinq petites tours et pont-levis, plus des terres et des prés.
1722 : Claude Barthelot, chevalier, marquis de Rambuteau, brigadier des armées du Roi, lieutenant de la ville de Mâcon, chevalier de Saint-Louis, mestre de camp de cavalerie, lieutenant-colonel commandant le régiment de S.A.S.
de 1815 à 1827 : retiré dans son château, Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau effectue des restaurations et plante le parc.
Il avait épousé, en 1808, Marie-Adélaïde-Charlotte de Narbonne, petite-fille de Louis XV ; il deviendra préfet de la Seine
1869 : à sa mort, le préfet laisse deux filles :
Marie-Louise-Antoinette de Rambuteau, veuve de Louis Alphonse, comte de Rocca, consacrera sa fortune à la fondation, à Bois-Sainte-Marie, de deux maisons hospitalières pour les vieillards et les orphelins et servit les pauvres sous le nom de Sœur Marie-Louise de Chantal ; elle décèdera en 1880 après avoir cédé les deux établissements au département de Saône-et-Loire
Aimable-Françoise-Barthelot de Rambuteau, qui avait épousé, en 1835, Jean-Jacques-Louis Lombard de Buffières
Epoque contemporaine : propriété du comte de Rambuteau

 

 
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